الذّكريات

 

 

الذّكريات ..
هنريْ باتايْ (Henry Bataille)
ترجمة مهدية دحماني

الذّكرياتُ غرفٌ دونَ أقفال ..
غرفٌ خاوية لا نجرؤُ على دخولها ..
إذْ في ما مضى ماتَ أقرباء معمّرون ..
نحيا في بيوتٍ حيثُ توجدُ هذه الغرفُ المقفلة !!
نعلمُ أنها هنا كعادتها:
الغرفةُ الزرقاء
والغرفةُ الوردية
وهكذا:
المنزلُ يضجّ بالوحدة ..
نستمرّ في العيشِ فيه مبتسمين ..

أقطفُ الذكرى التي تمرّ عندما ترغب ..
أقولُ لها:
اجلسي هنا..
سأعودُ لرؤيتك ..
الذكرياتُ كثيرةٌ في المنزلِ العتيد
استسلمَتْ كيْ ننساها
وإنْ لمْ أَعُدْ هذا المساء أوْ لاحِقاً
لا تطلبْ منْ قلبيْ أكثرَ من الحياةْ ..
أعلمُ أنها تنامُ هنا
خلف الجدران
إطلاقا:
لم أعدْ بحاجة إلى السعيِ لمعرفتها
أرى نوافذها الصغارَ من الطريق
وهذا إلى أجلِ موتنا
رغمَ ذلك:
أشعرُ بالظلالِ اليوميةِ أحيانا
لا أعلمُ ما هذا الضيقُ البارد ؟
وما هذه القشعريرة ؟
ولا أفقهُ من أين يأتي هذا الوجع ؟
أمرّ، وإذْ في كل مرّةِ حدادٌ قائم
فوضى تقبلُ في سرِّيّةٍ
تنذرنا بوفاةِ ذكرى
أو بذكرى قدْ رحلتْ
لا نميّزُ جيّدا أيّةَ ذكرى !
لأننا كهلنا:
لا نتذكّرُ أبدا
غير أنني أشعرُ بجفونٍ تُغْمَضُ في أعماقي.

 

Poème ‘Les souvenirs’ de Henry BATAILLE

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Accueil > Les poètes > Poèmes et biographie de Henry BATAILLE > Les souvenirs

Les souvenirs

Henry BATAILLE

Les souvenirs, ce sont des chambres sans serrures,

Des chambres vides où l’on n’ose plus entrer,

Parce que de vieux parents jadis y moururent.

On vit dans la maison où sont ces chambres closes.

On sait qu’elles sont là comme à leur habitude,

Et c’est la chambre bleu, et c’est la chambre rose…

La maison se remplit ainsi de solitude,

Et l’on y continue à vivre en souriant…

J’accueille quand il veut le souvenir qui passe,

Je lui dis : « Mets-toi là… Je reviendrai te voir… »

Je sais toute ma vie qu’il est bien à sa place,

Mais j’oublie de revenir le voir,

Ils sont ainsi beaucoup dans la vieille demeure.

Ils se sont résignés à ce qu’on les oublie,

Et si je ne viens pas ce soir ni tout à l’heure.

Ne demandez pas à mon coeur plus qu’à la vie…

Je sais qu’ils dorment là, derrière les cloisons,

Je n’ai plus le besoin d’aller les reconnaître ;

De la route je vois leurs petites fenêtres,

Et ce sera jusqu’à ce que nous en mourions.

Pourtant je sens parfois, aux ombres quotidiennes,

Je ne sais quelle angoisse froide, quel frisson,

Et ne comprenant pas d’où ces douleurs proviennent,

Je passe…             Or, chaque fois, c’est un deuil qui se fait

Un trouble est en secret venu nous avertir

Qu’un souvenir est mort ou qu’il s’en est allé…

On ne distingue pas très bien quel souvenir,

Parce qu’on est vieux, on ne se souvient guère…

Pourtant, je sens en moi se fermer des paupière

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